Biographies

De grandes femmes de notre histoire, plus ou moins invisibilisées, ponctuent nos parcours féministes… Retrouvez leurs biographies ici !

La Duchesse d’Aiguillon
Nièce du cardinal Richelieu, née en 1604 à Glénay, Marie Madeleine de Vignerot, Marquise de Combalet et Duchesse d’Aiguillon, est une femme de lettre française. Veuve après un an de mariage, avec Antoine de Bromouard de Beauvoir du Roure, elle fait vœux de devenir carmélite. Elle restera finalement à la cour de son oncle, au sein de laquelle elle a un rôle important : Elle appuiera le cardinal dans sa politique de soutien  envers les arts, en soutenant notamment Le Cid de Corneille lors de la querelle de  1637. Nommé Duchesse d’Aiguillon par Louis XIII en 1638, La duchesse d’Aiguillon a su s’entourer de femmes d’influences.  Elle vécut une amitié passionnée, avec Mme du Vigean. La duchesse d’Aiguillon, consacra une grande partie de sa vie  aux missions catholiques notamment en soutenant financièrement L’hotel-Dieu et le couvent des Ursulines à Québec et la l’Hotel-Dieu et le couvent de la Congrégation à Montréal. La Duchesse d’Aiguillon mourut à Paris en 1675.

Christine de Pizan
Grâce à une vie exceptionnellement variée qui l’a mené de la richesse à la grande pauvreté, de l’aisance au travail, et de Venise à la France, Christine de Pizan (1364 – ca 1430) a écrit pour vivre et raconter avec une grande acuité la condition des femmes du premier quart du XVe siècle. Ses grands textes (La Cité des Dames, 1405, Le livre des trois vertus, 1405) s’adressent ainsi à toutes les femmes de son temps, quelque soient leur condition, leur donnant des arguments pour contrer les théologiens (en particulier Jean de Meung et sa version du Roman de la Rose), les incitant à ne pas être passives et dominées par leur mari, mais bien à prendre la place publique avec eux. Son dernier texte, le Ditié de Jeanne d’Arc, montre à quel point la native de Don Rémy a pu inspiré les femmes de son temps.

Madame de Sévigné
Marie de Rabutin-Chantal, né à Paris en 1626 est une femme de Lettre, connue pour ses correspondances épistolaires. Devenue Marquise de Sévigné après son mariage avec le marquis Henri de Sévigné. Après la mort de son mari, en duel, elle se retiera en Bretagne avant de revenir à Paris, à l’hôtel de Rambouillet. Sur le plan littéraire, c’est premièrement les correspondances avec sa fille qui ont été publiées, tout correspondance épistolaire avec sa fille a duré vingt-cinq ans. La marquise de Sévigné meurt en  1696 à Paris.

Madame Pussin
Épouse de Jean-Baptiste Pussin, elle a travaillé avec son mari infirmier auprès des aliénés à l’hôpital Bicêtre. A l’époque où l’on enchaînait les malades mentaux considérés comme incurables, où l’on venait voir les aliénés entravés en promenade le dimanche, elle et son époux les ont traités avec humanité. Constatant que la parole et l’attention apaisaient, ils ont mis en place ce que l’on a appelé ensuite le traitement moral de la folie. Nommé médecin chef à l’hôpital de la Salpétrière, Philippe Pinel, fit  venir auprès de lui en 1801 Madame Pussin et son mari qui avaient déjà commencé à retirer leurs chaînes aux aliénés. Il appréciait autant l’un que l’autre, admirant Madame Pussin pour sa fermeté, son courage et son intelligence. Philippe Pinel continua leurs expériences et déclara que la maladie mentale n’était pas incurable. Ainsi, Philippe Pinel a développé sa pensée généreuse et intelligente à partir des méthodes d’un infirmier et de sa femme qui allaient à l’encontre du traitement habituel de la folie.

Theroigne de Méricourt
Né à Paris en Août 1762, Anne-Josèphe Terwagne de son vrai nom, fut une personne clé de la Révolution Française. Orpheline de mère à l’age de 5 ans, Theroigne de Médicourt fut élevée par ses tantes puis par les sœurs, elle retourne chez son père à l’age de 12 ans, et repart deux ans plus tard. Après des séjours en Angleterre et en Italie, son retour en France est motivé par les soubresauts de la Révolutiion Française le 11 Mai 1789. Elle prendra part aux évènements clés de la Révolution Française : Prise de la Bastille, Marche vers Versaille le 5 octobre 1792, qui lui vaudra d’être emprisonnée durant 9 mois. Théroigne de Médicourt s’impose comme une femme politique en 1792, elle s’affirme comme Républicaine, s’opposant aux royalistes et à la bourgeoisie. Elle est de nouveau du côté du peule lors de l’invasion des Tuileries. Théroigne de Médicourt sombre dans la folie après avoir été humiliée à l’Assemblé Nationale. Enfermée à la pitié salpêtrière par son frère ; elle sera suivi par Philippe ¨Pinel qui humanisera son traitement. Théroigne de Médical, meurt en Juin 1817 à la Pitié Salpétrère. Elle fut l’une des premières  féministes politiques, contemporaine d’Olympe de Gouge, et un grand nombres d’œuvres lui est consacrés.

« Augustine »
Patiente « emblématique » du Dr en psychatrie, Jean Martin Charcot, Augustine est entrée à la Salpêtrière en 1873, comme hystérique. Elle est donc prise en charge par le docteur Charcot qui officie à la Salpêtrière depuis 10 ans. Les crises d’hystérie d’Augustine étant fréquentes et prononcées,  elle devient la patiente préférée du docteur. A cette époque, le tout-Paris, était convié à assister en public à des séances lors de ce qui était appelé « la leçon du mardi » et Augustine y fut exhibée, et abondement photographiée. Après 12 ans dans le service de Charcot, Augustine s’enfuit de la Pitié Salpétrère, déguisé en homme, et ne fut jamais retrouvée.

Maria Deraismes
Née dans une famille bourgeoise en 1828, elle devient indépendante financièrement à la mort de son père, ce qui lui permet de faire de la politique. Maria Deraismes crée ainsi des associations: la Société pour la revendication des droits civils des femmes avec Louise Michel et Léon Richer en 1869, l’Association pour les Droits des Femmes avec Léon Richer en 1870, la Société pour l’amélioration du sort de la femme avec entre autres Hubertine Auclert en 1874. Son engagement pour la reconnaissance des femmes dans la franc-maçonnerie va dans ce sens, elle crée la première loge mixte en 1893 avec Georges Martin: le Droit humain. Maria Deraismes a sa statue dans le square des Epinettes et une rue à son nom dans le 17e arrondissement de Paris.

Marie Marvingt
Inconnue du grand public français, Marie Marvingt a pourtant le plus grand palmarès du sport français. C’est dans l’armée que Marie Marvingt a fait ses classes : Dans les tranchées lors de la Première Guerre Mondiale, Marie Marvingt rejoins ensuite l’aviation au sein des chasseurs alpins en tant qu’infirmière de guerre. Par la suite elle se construira le plus grand palmarès sportif : Première championne mondial de bobsleigh, championne d’athlétisme, de boxe, d’équitation, d’escrime, de natation, de patinage, de polo, de ski, de sports de combat, de tennis et de tir, sans oublier l’alpinisme. Cette pionnière a ouvert la voie au plus grandes sportives de nos jours et pourtant… peu de personnes la connaissent !

Françoise Hériter
Anthropologue, Ethnologue et féministe, Françoise Héritier,  a notamment effectué des recherches sur les différences hommes/femmes. Françoise Héritier s’est en particulier intéressée aux origines anthropologiques de ces différentes. Selon sa thèse,  ce n’est pas la valeur elle-même qui est définie comme masculine ou féminine. C’est le caractère positif ou négatif de cette  valeur, dans une société et/ou à une époque donnée, qui fait qu’elle sera rattachée respectivement au masculin ou au féminin. Elle a succédée à Claude Lévi-Strauss au collège de France.